Le 23 octobre 2026, Firefly a présenté en Chine une batterie de 60 kWh pour sa petite électrique. Elle pourra aussi équiper les voitures déjà livrées, avec 140 km d’autonomie annoncée supplémentaires. Les premiers clients de la filiale de Nio pourront ainsi profiter de cette évolution en conservant leur voiture.
L’offre peut intéresser ceux dont les trajets se sont allongés depuis l’achat. Elle sera toutefois payante, avec des conditions différentes selon que le propriétaire a acheté sa batterie ou la loue.
De 420 à 560 km, selon le cycle chinois
Avec le nouveau pack, l’autonomie annoncée passe de 420 à 560 km. Le gain atteint donc environ un tiers. La batterie standard de 42 kWh reste proposée au catalogue, aux côtés de la nouvelle capacité de 60 kWh.
Ces valeurs proviennent du cycle d’homologation chinois CLTC. Elles ne se comparent pas directement aux chiffres WLTP affichés en Europe et ne prédisent pas la distance parcourue sur autoroute. Les 140 km supplémentaires mesurent un progrès selon une même norme, tandis que le gain réel dépendra des conditions de conduite.
Cette réserve supplémentaire peut permettre d’espacer les recharges ou de partir plus loin avec davantage de marge. Pour une citadine qui doit aussi assurer les départs en week-end, l’évolution mérite qu’on s’y intéresse.
Plus d’énergie dans le même emplacement
Firefly annonce un encombrement de batterie identique et une masse à vide de la voiture inchangée. Le nouveau pack reprend les dimensions et les fixations nécessaires pour s’installer à la place de l’ancien.
Ce progrès passe notamment par un changement de chimie. Le pack standard utilise des cellules lithium-fer-phosphate, dites LFP. Celui de 60 kWh adopte une chimie au nickel de type NCM, plus dense en énergie. Firefly indique avoir adapté les protections thermiques à ces nouvelles cellules.
La compatibilité a aussi été prévue dès la conception de la voiture, avec une architecture capable d’accepter différentes capacités de batterie. Le remplacement concerne donc le pack complet, qui vient occuper l’emplacement déjà disponible sous le véhicule.
C’est l’un des intérêts de cette conception : l’acheteur peut choisir une capacité adaptée à ses déplacements du moment, tout en gardant une possibilité d’évolution pour plus tard.
Une facture différente selon l’achat ou la location
Pour un propriétaire qui a acheté sa Firefly batterie comprise, le passage à 60 kWh coûte 17 000 yuans, hors promotions. C’est aussi l’écart entre les tarifs de départ des deux versions neuves en Chine : 119 800 yuans avec la petite batterie, contre 136 800 yuans avec la grande.
Pour ces propriétaires, la demande de mise à niveau n’est possible qu’un an après la date de la facture d’achat. Les clients les plus récents devront donc patienter.
Ceux qui louent leur batterie via la formule BaaS suivent un autre barème. Les frais de mise à niveau s’élèvent à 3 000 yuans, hors promotions, puis le loyer mensuel passe de 399 à 599 yuans. Le supplément se paie donc aussi dans la durée, ce qui mérite un calcul en fonction de l’usage prévu.
Il faut encore pouvoir réaliser l’échange
Le remplacement s’appuie sur les stations d’échange de batteries de Nio. Pour la Firefly, il faut une installation de cinquième génération, compatible avec son format. Les propriétaires devront donc pouvoir se rendre dans une station adaptée pour faire réaliser l’opération.
Ces conditions concernent le marché chinois. Pour l’Europe, l’annonce ne précise ni tarif de remplacement ni calendrier de mise à niveau des voitures déjà livrées.
Un propriétaire satisfait de sa voiture pourrait ainsi la conserver malgré des besoins de déplacement plus importants. Le montant de l’échange et l’accès au service permettront de juger si cette évolution vaut la dépense.
