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Voiturettes électriques : jusqu’à 2 000 € d’aide, mais pas pour tous les modèles

Les voiturettes électriques pourraient bénéficier d’une aide allant jusqu’à 2 000 € dès janvier 2027. Mais entre conditions de fabrication et catégories de véhicules, certains modèles populaires, comme la Citroën Ami, risquent de rester sur la touche.

Voiturettes électriques : jusqu’à 2 000 € d’aide, mais pas pour tous les modèles

Les petites électriques vont retrouver un soutien à l’achat plus conséquent. Présentée le 15 octobre 2026 dans le deuxième volet du plan d’électrification, une aide pouvant atteindre 2 000 € doit encourager l’achat de voiturettes assemblées en Europe. Mais derrière cette annonce, toutes les petites voitures ne sont pas logées à la même enseigne. Et la Citroën Ami devrait rester à l’écart.

Les 2 000 € visent les modèles à 90 km/h

Le dispositif annoncé distingue deux familles. D’un côté, les quadricycles légers de catégorie L6, limités à 45 km/h, que l’on appelle couramment les voitures sans permis. De l’autre, les quadricycles lourds de catégorie L7, parmi lesquels figurent les voiturettes capables d’atteindre 90 km/h.

C’est pour les L7 que le soutien annoncé atteint 2 000 €. Les L6 doivent également bénéficier d’un soutien, mais leur montant reste à préciser. Il ne faut donc pas comprendre cette annonce comme une réduction de 2 000 € sur n’importe quelle voiturette électrique.

L’entrée en vigueur est annoncée pour le 1er janvier 2027, avec un dispositif destiné aux ménages comme aux entreprises. Ce n’est donc pas une prime déjà déductible d’une commande passée aujourd’hui.

La distinction entre ces catégories compte aussi pour conduire. Une voiturette à 45 km/h est accessible dès 14 ans avec le permis AM. Pour un quadricycle lourd, il faut notamment le permis B1, accessible à partir de 16 ans, ou le permis B. Une petite carrosserie ne signifie pas forcément que l’on peut se passer du permis voiture.

L’assemblage européen fait le tri

Le soutien annoncé sera conditionné à un assemblage dans l’Espace économique européen. La nationalité de la marque ne suffira pas.

Cela écarterait notamment les Citroën Ami et Fiat Topolino, toutes deux produites à Kénitra, au Maroc. Leur format et leur motorisation correspondent bien à l’univers des voiturettes électriques, mais leur lieu de fabrication ne répond pas au critère annoncé.

Citroën Ami, voiture électriqueCitroën Ami8 190 €InconnuIndisponibleVoir la fiche →

À l’inverse, la Microlino est fabriquée près de Turin, en Italie. La Ligier Myli électrique sort, elle, du site de Boufféré, en Vendée. Ces modèles répondent donc au critère géographique, sans que cela permette encore de leur attribuer automatiquement le même montant d’aide.

La distinction entre les versions reste importante. La Microlino Standard appartient à la catégorie L7e, tandis que la Ligier Myli MAX électrique L6e est limitée à 45 km/h. Ligier propose également une Myli MAX L7e, capable d'atteindre 75 km/h.

Ligier Myli MAX L7e, voiture électriqueLigier Myli MAX L7e14 999 €InconnuIndisponibleVoir la fiche →

Le choix du gouvernement favorise ainsi la production européenne plutôt que les seules marques européennes. Pour un acheteur, il faudra regarder la version exacte et son homologation, pas seulement le nom inscrit sur le capot.

Des modalités encore à préciser

Cette annonce intervient après la suppression du bonus écologique destiné aux quadricycles, le 2 décembre 2024. Des primes financées par les certificats d’économies d’énergie ont depuis pris le relais, mais avec des montants souvent limités à quelques centaines d’euros.

Le nouveau soutien pourrait donc changer sensiblement la facture. Encore faut-il connaître ses règles complètes.

La communication autour du plan évoque notamment de petits véhicules pouvant transporter jusqu’à quatre personnes et offrant environ 150 km d’autonomie. La portée exacte de ces caractéristiques dans les conditions d’attribution reste à clarifier. Elles ne permettent pas, à ce stade, de dresser une liste définitive des versions bénéficiaires.

Même prudence pour les éventuelles conditions de revenus ou les possibilités de cumul avec d’autres aides. L’annonce fixe une orientation et un calendrier, mais ne remplace pas encore un barème utilisable en concession.

Ce que 2 000 € changent sur le prix

Prenons un exemple purement illustratif. Sur un véhicule facturé 12 000 €, une aide de 2 000 € ramènerait le prix à 10 000 €, soit près de 17 % de moins. Sur un modèle à 18 000 €, le montant à payer resterait de 16 000 €.

L’effet est donc beaucoup plus marqué sur les versions les moins chères. Pour un véhicule destiné à remplacer une seconde voiture sur de courts trajets, la différence peut peser dans la décision. Elle ne transforme toutefois pas une voiturette coûteuse en solution économique par défaut.

Au moment de comparer les offres, mieux vaudra demander un prix hors aide et le montant effectivement déduit pour la version choisie. Une promotion déjà affichée peut intégrer une prime existante. Les 2 000 € annoncés ne devront pas être ajoutés une seconde fois au calcul.